A propos


Ce site internet est l'initiative de plusieurs personnes (voir plus bas) qui ont ressenti le besoin de créer un lieu indépendant (non lié à une organisation existante ou à une personne déjà actrice sur le sujet) exclusivement dédié au partage et au recensement de ressources et d'informations sur les sujets liés à la notion d'effondrement.

L'idée est d'y recenser et d'y partager autant que possible de façon collaborative (volontaires pour coopérer, contactez-nous ci-dessous), ouverte, curieuse et honnête :
  • les références bibliographiques
  • les prises de paroles publiques
  • les acteurs (personnes et organisations) qui traitent du sujet
  • les initiatives inviduelles ou collectives
  • etc.

Ce site est collaboratif. Les pages contenant les informations et ressources sont éditables par tous les visiteurs selon le principe du Wiki. Les autres pages sont modifiables par celles et ceux qui veulent contribuer de façon récurente et qui veulent participer à faire vivre effondrement.net. D'une manière générale, sur un site comme celui-ci, il y a toujours des choses à faire, des améliorations ou corrections à apporter voire imaginer et mettre en oeuvre de nouvaux contenus ou services. Une page dédiée aux chantiers, idées et choses à faire est à votre disposition si vous voulez contribuer.

Le choix des mots ("effondrement" et autres)

Difficile sur ces sujets qui pour les connaisseurs et les personnes conscientes ou engagées depuis longtemps ne sont pas nouveaux mais qui, reconnaissons-le, sont émergents et assez "frais" sur la place publique de choisir les mots.
D'abord parce que la science transversale de l'étude des phénomènes liés à l'effondrement est balbutiante (voire même simplement à l'état de gestation) et n'est faite que de croisements de sciences traditionnellement cloisonnées (biologie, écologie, physique et chimie, sociologie, psychologie, sciences économiques, sciences politiques, climatologie...) et disposant donc chacune de leur vocubulaire propre, leurs biais, leurs zones grises voire leurs angles morts.
Nous sommes donc encore très loin de pouvoir nous appuyer sur un quelconque consensus ou paradigme scientifique transversal...

Par ailleurs, par essence, ces sujets sont politiques dans le sens où ils concernent et relèvent de la cité (et quelle cité puisque l'on parle rien moins que de la vie et notamment l'avenir de l'humanité !). Par conséquent, ils font partie aussi d'un jeu politique plus ou moins volontaire d'acteurs plus ou moins sincères et conscients. Et dans le "jeu" politique, les mots sont des armes et les batailles idéologiques chariées par ceux-ci souvent voilées. Les mots servent ainsi - et c'est normal - à convaincre, influencer, modifier les perceptions, valoriser ou disqualifier.

C'est donc un exercice impossible de faire consensus dans le choix des mots sur un sujet qui remue. Alors comment fait-on en particulier pour le choix du titre principal et du nom de domaine de ce site ? Réponse : du mieux que l'on peut et en expliquant pour mieux comprendre et si besoin changer.

Nous avons donc choisi de nous appuyer (peut-être provisoirement d'ailleurs) sur le mot "effondrement" qui nous a semblé être le terme le plus récurent et utilisé de façon ouverte par le plus d'acteurs (recherches sur internet, écrits et propos d'auteur·es, publications scientifiques, traitement médiatique, conversations des citoyen·nes...) et avoir le moins de défauts épistémologiques. D'autres options étaient (et sont) possibles (et reposent sur des termes que nous employerons au fil des pages de ce site) pour lesquels nous avons identifié des défauts importants.

Collapsologie

"Collapsologie" est une notion encore émergente (même si inventée il y a déjà 4 ans - en 2015 - par Pablo Servigne et Raphaël Stevens) qui a bénéficié d'un effet de mode et d'une visibilité soudaine et très forte à partir de 2018 avec en réaction, comme souvent, des oppositions ou des désaccords. C'est donc un terme qui fait dissensus parfois même entre gens pourtant d'accord sur le fond à 99% mais se faisant souvent une définition différente de ce terme, loin parfois de la définition même donnée par ses inventeurs. Ainsi, on voit le terme de "collapsologue" être désormais utilisé de façon péjoriative pour discréditer et disqualifier quelqu'un ou s'en démarquer.
Par ailleurs, la collapsologie - si l'on s'en tient à la définition de ses inventeurs - ne porte que sur l'étude tranversale des facteurs et des phénomènes d'effondrement systémique global. Il ne traite aucunement des responsabilités des situations, ni de la façon de penser tous ces sujets (ce qui relèverait d'une colapsosophie) et encore moins des actions à entreprendre d'un point de vue individuel et collectif (ce qui serait une collapsopraxis).

Transition

"Transition(s)" est un terme très ouvert utilisé par des personnes engagées et ayant souvent été précurseurs (mouvement des villes et territoires en transition par exemple). Revers de la médaille, aussi moelleux d'un loukoum, il est aussi utilisé, pour ne pas dire galvaudé, par des acteurs qui ne semblent pas avoir pleinement conscience des risques systémiques majeurs ou du moins de leur ampleur tels qu'ils sont traités dans la notion d'effondrement. Ainsi, nombre de projets, d'actions politiques ou d'initiatives économiques se réclament de la transition (écologique, énergétique...) avec plus ou moins de cynisme provoquant donc, en réaction, plus ou moins de défiance de la part des citoyen·nes.
Par ailleurs, ce terme a le même défaut que "effondrement" car il se concentre sur une phase. Pire, il porte encore moins l'attention sur les facteurs et sur la situation antérieure et porte finalement assez peu aussi sur l'après.

Développement durable

Est-il bien nécessaire ici, auprès de vous (qui n'êtes sans doute pas ici par hasard), de détailler pourquoi nous n'avons pas choisi le terme de "Développement durable" ? Outre les effets puissants de récupération de ce terme - comme pour le terme "transition" - cette notion pose surtout un problème épistémologique. Est-il sincèrement possible de concilier développement et durabilité ? On aimerait pouvoir décorreler la notion de développement de tout accroissement quantitatif et matériel (c'est d'ailleurs en principe possible comme dans la notion de "développement personnel" ou encore lorsque l'on parle de "développer une idée"). Ceci dit, lorsque l'on parle de civilisation, de société et donc aussi d'économie, il nous a semblé préférable d'être lucides et raisonnables sur la difficulté (pour ne pas dire impossibilité) de faire fi de ce que signifie en pratique "développement" dans le système économique et social actuel, marqué par le matérialisme (et la matérialité), l'extraction de "ressources matérielles", la consommation énergétique... Bref, en littérature, il parait qu'on appelle cela un oxymore.

Résilience

"Résilience" est une notion qui nous semble particulièrement pertinente et intéressante. A l'heure où nous écrivons ces lignes le terme devient d'ailleurs émergent chez les décideurs politiques locaux et nationaux et directions d'entreprise (ce qui laisse augurer un possible effet de mode à venir). Pour autant, il a quelques défauts majeurs. D'abord, il ne parle que d'une situation qui, dans nos sujets, seraient à atteindre (le fait d'être en capacité de s'adapter aux risques et de resister aux chocs). C'est donc un principe et un objectif. Il ne dit rien du passé (si ce n'est de dire que notre système n'est pas résilient ou tout du moins que dans une certaine mesure) et ne couvre pas la complexité et la variété des sujets et informations qui nous intéressent. Enfin, plus ennuyeux, il est encore peu connu et obscur pour bien des gens. Or, l'objet du site effondrement.net est de s'adresser notamment à des personnes qui cheminent et commencent à prendre conscience des risques systémiques majeurs et donc qui cherchent des informations. Il est peu probable que ces personnes tapent dans leur moteur de recherche "informations résilience".

Anthropocène

Anthropocène est un concept issu de la géologie et qui repose sur l'idée que le système terre serait entré, après l'holocène, dans une nouvelle ère géologique caractérisée par le fait que l'être humain soit devenu une force géologique majeure capable de marquer la lithosphère (voir la définition dans Wikipédia). Nous sommes sur le fond plutôt d'accord avec ce point de vue. Pour autant, ce mot présente plusieurs défauts. Le premier est qu'il est avant tout scientifique et donc potentiellement peu accessible pour les personnes qui feraient leurs premiers pas sur la prise de conscience de l'effondrement. Ensuite, ce terme ne fait pas encore consensus au sein de la communauté scientifique (entre géologues). Enfin, ce terme est critiqué y compris parmi les personnes convaincues de l'effet de l'être humain sur le système terre notamment par ceux qui estiment qu'il est trop flou et qui lui préfèrent le terme de capitalocène (pointant ainsi non pas l'être humain en général mais le système économique).

Si vous avez une meilleure idée, nous sommes preneurs et prêts à en discuter. ;-)

Les petites mains


Fabrice

Je m'appelle Fabrice. Je suis né en 1978. je suis marié et j'ai deux petits garçons nés en 2015 et 2017. Je vis en Gironde et je suis plongé dans le sujet de l'effondrement depuis l'été 2018.

J'ai pensé que cela pouvait être utile d'avoir ce site internet d'abord pour mes ami.e.s et proches - notamment près de chez moi - avec lesquels nous "cheminons" sur cette question et aussi au-delà pour toutes celles et tous ceux qui veulent s'en servir et s'en saisir dans l'univers francophone. Au cours de mes recherches, je n'ai pas trouvé de site internet de ce type. Je n'ai trouvé que des espaces d'information et de documentation rarement exhaustifs et souvent sélectifs (soit sur les thèmes soit sur la nature des informations et ressources partagées) issus soit d'organisations (Adrastia, Institut Momentum...) soit de personnes (Alexia Soyeux du podcast Présages, Clément Montfort de la chaîne [NEXT], Jean-Marc Jancovici, Pablo Servigne...) dont l'activité n'est pas spécialement centrée sur le partage d'informations selon un modèle collaboratif et ouvert (enfin, de ce que j'en ai vu).

Si un site du même type existe ou est en projet de façon charpentée, je suis prêt à mettre à disposition le modeste travail réalisé ici, à aider à la centralisation des informations et à supprimer ce site internet. Dans l'autre sens, si quelqu'un souhaite participer et se saisir du site que j'ai créé plutôt que de repartir à zéro, ce serait avec grand plaisir car je suis totalement ouvert à la coopération, ce qui signifie décider ensemble, agir ensemble et donc pour ma part être prêt à accepter des choses différentes que celles que j'ai à l'esprit sur le fond comme sur la forme (car je n'ai pas d'enjeu personnel autour de projet si ce n'est d'avoir le sentiment d'agir, d'être utile et de faire les choses le mieux possible).

Michael

en cours de rédaction

Pauline

en cours de rédaction

Valentin

en cours de rédaction

Arnaud

en cours de rédaction

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